Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /Juil /2009 13:48

La même loi pour tout le monde ?

Selon que vous soyez à Paris où en Province vous n'aurez pas toujours la même application de la loi relative aux délais de communication des documents, c'est le constat que je viens de faire à propos d'un jugement de divorce.

Aux ADs de Paris, j'ai sollicité par l'intermédiaire d'une adhérente la recherche d'un jugement de divorce de ma famille en 1910.  Une fois le jugement repéré, j'ai remis la copie de la pièce d'identité, copie du livret de famille et une lettre donnant pouvoir au bénévole accompagné d'un petit croquis donnant la filiation.  Donc merci à la bénévole et aux ADs de Paris.

Aux ADs du Loiret, un adhérent me demande d'aller chercher un jugement de divorce de 1909 en me fournissant la lettre originale de la direction des Archives de France qui écrit "je vous autorise à consulter aux Archives Départementales du Loiret l'article qui y est conservé sous la côte suivant 3 U 29904" et une autre lettre de la Direction des Archives Départementales du Loiret qui confirme l'accord et précisant "Muni de cette autorisation nécessaire, il vous appartiendra de venir sur place, afin de consulter le jugement au lieu indiqué".  Muni des précieux sésame j'étais sûr de mon fait.

Et c'est là que l'affaire se complique, car muni des documents plus de la lettre de délégation pour prendre moi même le document je me suis fait opposer un refus.

Justification de la présidence de salle : il appartient à la personne concernée de venir elle même et il ne saurait y avoir de délégation à un tiers pour prendre possession du document.

J'ai dû parlementer une 1/2 heure pour obtenir satisfaction !

Mes arguments sur les délais de communication de la loi de juillet 2008 n'ont pas fait céder mon interlocutrice alors j'ai employé les grands moyens : le demandeur est invalide, âgé de plus de 70 ans, et il habite à 800 kms alors pensez vous que je vais lui répondre de venir en ambulance de sa province pour prendre une simple photo numérique aux ADs du Loiret

Je suis persuadé que l'on est dans un monde de fou car imaginez la réponse des ADs45 lorqu'un adhérent habitant en Martinique me demandera d'aller lui chercher un jugement de divorce !

Raymond

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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 08:40
C'est en effectuant, aux archives départementales du Loiret, les relevés systématiques des tables décennales des mariages de 1893-1902 de la commune de Châtillon-sur-Loing que j'ai fait tilt sur l'année 1893 !

Lorsque j'ai lu le patronyme de Colette, associé à celui de Gauthier-Villars, j'ai de suite compris que c'était de notre Colette nationale qu'il s'agissait, auteur d'une oeuvre considérable avec des succès comme 'Chéri'.

Née dans l'Yonne à Saint-Sauveur en Puisaye le 28 janvier 1873, fille du remariage d'Adèle Eugénie Sidonie Landoy avec Jules Joseph Colette.

C'est donc dans le Loiret que Colette Sidonie Gabrielle se marie à l'âge de 20 ans avec celui qui jouira plus tard d'une réputation un peu sulfureuse de Don Juan. Il est vrai que Colette ne restera pas non plus inactive de son côté avec ses amitiés scandaleuses pour l'époque.

En 1954, elle fera un dernier adieu avec obsèques nationales et avec les honneurs dans la Cour du Palais-Royal ce qui dérangea beaucoup la classe bourgeoise catholique. 

Raymond Poulain

ps : A noter que Châtillon-sur-Loing prendra le nom de Châtillon-Coligny en 1896

Petite question : combien d'obsèques nationales se sont déroulées en France pour des femmes écrivains ?

 
 


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Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /Avr /2009 21:19

Dans son Histoire des cimetières d’Orléans, Narcisse Romagnési, artiste et érudit né en 1796, raconte une anecdote à propos du cimetière d’Orléans, qui aujourd’hui fait froid dans le dos : « Une femme avait été enterrée avec au doigt une bague de grande valeur. Un valet de sa maison, attiré par l’appât du gain, s’était introduit dans le cimetière et déterra le cadavre. Comme il ne pouvait parvenir à ôter la bague de son doigt, il essaya de l’arracher. La douleur fit pousser un cri à cette femme ; le voleur effrayé s’enfuit sans demander son reste. Elle se débarrassa avec peine du linceul qui l’enveloppait et regagna sa demeure. Elle vécut encore dix ans. » Romagnési précise dans son ouvrage qu’« on doit aux écrits des médecins les précautions prescrites de nos jours pour être certains de la mort des individus et éviter ainsi des méprises fatales aux personnes qui pourraient en être les victimes. » La médecine a alors « fort heureusement » fait des progrès et on n’entendra plus parler de personnes enterrées vivantes dans les cimetières orléanais !

Aujourd’hui, après de nombreux transferts il ne subsiste que le Grand cimetière d’Orléans situé aujourd’hui boulevard Lamartine. Bien plus vaste que les autres cimetières, il est inauguré en 1896. Les cimetières de Saint-Jean et Saint-Vincent furent transférés dans ce nouveau lieu de sépulture.

nb : dans la recherche généalogique il y a lieu de ne pas négliger la visite des cimetières et comme le montre la photo d'une sépulture d'une grande famille orléanaise il est parfois possible de remonter 5 voire 6 générations en une seule visite.

Raymond Poulain

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Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /Avr /2009 20:39

La Sologne si tuée en dessous d'Orléans, gorgée d'étangs, de landes, de bois, de rivières, de vignes, de champignons, et d'animaux sauvages est donc le paradis des amateurs de chasse, de pêche, de bon vivre ou de nature à l'état pur.

 

Normal donc de retrouver dans la rue Royale, en plein centre ville d’Orléans, un magasin d’armes de chasse qui fut longtemps réputé.

 

C’est grâce à une carte postale ancienne de ce magasin que j’ai fait connaissance de la dynastie des armuriers SOUCHAY originaires de Frazé en Eure et Loir, passée par Beaugency là où j’ai constaté qu’ils étaient connus comme arquebusiers.

 

En 1876 à Orléans, Henry Isidore Souchay épouse une anglaise native de Bilbao et ouvre son superbe magasin d’armes.

 

Julien Souchay (1747-1818) x Rochette Barbe

Julien François Souchay (1775-1853) x Martel Catherine Louise

Anselme Cléophas Souchay (1815-<1892) x Aubry Sophie Marie Véronique

Henry Isidore Souchay (1850-1919) x Robinson Marie Eulalie

Henry Edouard Souchay (1879 – ) x Jacheet Germaine Hélène Georgette

 

Après la première guerre mondiale le magasin est repris par Charles Meunier originaire de Lapalisse (Allier)

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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /Avr /2009 19:26

Lorsque je me suis installé à Orléans en 1976 j'ai élu domicile à Orléans dans la résidence des Beaumonts. Cet endroit est connu de tous les anciens Orléanais pour les usines Panhard, et auparavant pour l'usine des voitures Delaugère et Clayette.

Amateur de voitures anciennes, je me suis intéressé à ce constructeur, Jean-Pierre Delaugère né en 1810 à Orléans s'installe dans la seconde moitié du 19ème siècle au 89 rue d'Illiers comme sellier, bien vite relayé pas ses fils Henri et Emile pour construire des omnibus hippomobiles, puis ils adaptent des moteurs à explosions à leurs véhicules.

En 1904, Emile Delaugère, fils d'Henri,  et son neveu Félix, s'associent aux frères Maurice et Henry Clayette - famille originaire de Meung-sur-Loire - et s'installent dans de nouveaux ateliers Faubourg Madeleine et rue des Beaumonts.

En 1908, ils reçoivent la médaille d'or à l'exposition Franco-Britannique de Londres pour la présentation de leurs véhicules haut de gamme.

Pendant la guerre 14-18 l'usine orléanaise fabrique de nombreux camions et obus pour l'armée.

En 1926, Panhard prend une part active dans la vie de l'entreprise, et le décès de Jean-Pierre Félix Delaugère en 1934 à Orléans sonnera le glas définitif de la marque qui avait pour emblème la statue de Jeanne d'Arc.

En 1973, Citroën reprend la marque Panhard et fait raser les bâtiments.

Depuis 1974, des orléanais résident à l'emplacement ou des centaines d'ouvriers construisirent les Delaugère-Clayette et une plaque commémorative rappelle que sur ce lieu on a construit de magnifiques voitures.

voici la lignée que j'ai retrouvé sur le site de Genealogie45 et qui demande à être complétée.

Armand Delaugère x à Renier Marie
Jean Delaugère x en 1779 avec Hutin Marie Madeleine
Jean-Pierre Delaugère 1785-1827 x Moreau Marie Julienne
Jean-Pierre Delaugère 1810-1868 x Coutant Magdeleine
Henri Auguste Delaugère 1839- x Thébault Alexandrine
Jean-Pierre Félix Delaugère 1864-1934 x Hubert Marie Marguerite Anna
Brulé Louis Auguste Paul x Delaugère Denise Marthe Marie 1904-1997


Raymond Poulain

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